La grande course se prépare

01/05/2019

La grande course se prépare

Après deux premiers jours de course durant lesquels ils ont effectué deux côtiers d’une trentaine de milles et un « day-off » bien mérité aujourd’hui, les 47 marins de la 16e édition de la Solo Maître CoQ se préparent maintenant à attaquer le gros morceau de la compétition dont le départ est programmé ce jeudi à 14 heures. La Direction de course a annoncé le parcours à la mi-journée et c’est donc sur une boucle de 340 milles au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne via l’île de Ré, Belle-Ile, le plateau de Rochebonne et la bouée Houlographe que les uns et les autres vont en découdre. Un parcours technique qui devrait partir sur les chapeaux de roues avec une belle brise de 15-18 nœuds, mais qui devrait se corser méchamment sur la route des Birvideaux, dans la journée de vendredi avec un essoufflement du vent annoncé. De quoi donner bien du fil à retordre aux solitaires, mais aussi et surtout de quoi chambouler la donne au classement mené, pour l’heure, par Yann Eliès.  

 

Demain à 14 heures, les 47 concurrents de la Solo Maître CoQ s’élanceront pour la grande course de l’épreuve et devraient alors profiter d’un flux de nord-ouest soufflant entre 15 et 18 nœuds pour rejoindre au portant l’île de Ré puis entamer ensuite la remontée au près en direction de Belle-Ile. « Le début de course s’annonce plutôt agréable mais il demeure une grosse incertitude pour la journée de vendredi. Un petit minimum dépressionnaire se crée sur la Manche et descend sur le golfe de Gascogne mais selon les modèles, il ne va pas au même endroit. Aussi, soit il va interférer la flotte, soit il va rester dans l’ouest et en fonction de ce qu’il va décider de faire, la donne risque d’être très différente », explique Christian Dumard, consultant météo de la course qui voit donc la situation potentiellement se compliquer copieusement sur la fin de la remontée vers le phare des Birvideaux, que les premiers pourraient attendre en fin d’après-midi. « Ça risque de ne pas être simple mais ils devraient retrouver du vent de nord-ouest lors de la redescente vers la bouée Houlographe (située dans l’ouest d’Oléron, ndlr). La Direction de course toutefois a prévu l’éventualité de réduire le parcours après la marque située au plateau de Rochebonne dans le cas où les choses se seraient éternisées du côté de Belle-Ile », a détaillé Durmard qui estime, pour l’heure, que les premiers pourraient boucler les 340 milles du parcours samedi en début d’après-midi. A suivre donc.

 

Ils ont dit :

 

Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) : « Historiquement j’ai déjà été meilleur sur les petits parcours, mais je suis plutôt content de moi, malgré tout. Je n’ai pas trop mal navigué mais j’ai un peu manqué de réussite et il en fallait un poil sur ce début de régate parce qu’on a quand même eu deux manches avec de la mistoufle au milieu. Maintenant, j’ai beaucoup essayé, beaucoup tenté. J’ai pas mal appris de mes erreurs et ça c’est positif. Aujourd’hui, je me suis donné la matinée pour sortir un peu de la régate et faire un coup de squash, mais je vais vite me remettre dedans avec les briefings du Pôle Finistère Course au Large ce soir. On va s’imprégner un peu du parcours. La tendance, c’est un peu de vent sur les premières 24 heures et une grosse journée de mistoufle le vendredi avant que ça revienne un peu dans la journée de samedi. Avec ces nouveaux bateaux, le jeu est très ouvert et c’est super excitant. Rien n’est jamais fini. Il y a plein de stratégies possibles et moi, ça me passionne. Cette grande course va être super intéressante car c’est quasi une vraie étape de la Solitaire. On va vraiment pouvoir se jauger. On se doute bien qu’un Mich Dej’ avec tout le palmarès et le talent qu’il a, va démonter tout autre chose sur la grande course que sur les petites, et qu’il sera aux avant-postes. »

 

Éric Delamare (Enjoy to Sail) : « Pour cette grande course, on va partir dans un peu de vent. En tous les cas, plus que ce qu’on a eu en début de semaine et ça, c’est pour moi un point positif. On va commencer par un bord de portant jusqu’à l’île de Ré puis remonter en direction de Belle Ile en tirant des bords au près. C’est là que les choses vont se compliquer. Il ne va plus y avoir beaucoup d’air. Le vent va re-rentrer en fin de journée vendredi. Cela va nous permettre de redescendre correctement sur les Sables d’Olonne avant de repartir au large jusqu’à la Oléron puis retour. D’après les routages, on devrait arriver samedi en fin de journée avec du vent. En clair, à part le passage aux Birvideaux sans vent, tout devrait se dérouler à merveille, sous le soleil. On a pu voir sur les petits parcours que des écarts pouvaient rapidement se créer dans les petits airs et que lorsque le premier arrive à s’échapper, c’est compliqué de revenir. J’espère que ça ne va pas trop être le cas sur cette grande course mais il va falloir être sur le qui-vive. Assurément, la course ne va pas être très propice au sommeil ».

André Morante Perez (Tremplin Sud) : « A la veille de cette grande course, il y a plein de questions. Je ne sais pas comment on va dormir, comment on va tenir le spi la nuit, comment le pilote va faire son job… Ce qui est sûr en revanche, c’est que je prends cette course comme une épreuve d’apprentissage. L’objectif, ça reste la Solitaire. Sur cette Solo Maître CoQ, je découvre et j’apprends plein de choses. J’ai déjà trouvé quelques réponses à l’issue des deux premières petites courses. C’est certain : il faut que je sois meilleur (rires) ! Il y a des moments où je suis dans le match et des moments où je fais des bêtises et là, vu le niveau de compétition, la moindre petite erreur se paie cher. Mais je suis prêt, je vais me battre. »

 

Benoît Hochart (Gagner le Large) : « A moins de 24 heures du départ de la grande course, je reste dans le même état d’esprit que depuis le début. L’idée c’est de prendre mes marques sur le bateau progressivement. Je suis très content des deux premières courses parce que j’ai vu plein de choses sur le bateau et ça a été très instructif pour moi. Le fait d’être au contact aussi car ce sont mes premiers speed-tests cette semaine. J’ai encore des lacunes en manœuvres et on a pu les voir sur les deux premières courses. Celle qui arrive se rapproche plus d’une étape de la Solitaire donc ça va être très intéressant de voir les différences et aussi de trouver les réglages de pilote automatique. C’est la dernière grosse confrontation avec les autres. Je ne me mets pas la pression en termes de résultat mais j’espère être le plus performant possible et aussi relever les petits points à travailler avant la Solitaire pour pouvoir les combler. »

 

Pour suivre la grande course, retrouvez la cartographie ici : https://www.solomaitrecoq.com/cartographie

Pour participez virtuellement à la régate, cliquez là : https://www.virtualregatta.com/index_vroffshore.php

 

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