"Ils ont dit avant le départ" .... Petites confidences de ponton...

29/04/2019

Pierre Leboucher (Guyot environnement) : « Cette Solo Maître CoQ va être intéressante car elle va permettre de voir comment les uns et les autres se débrouillent en solo. C’est super parce qu’on est 47 inscrits mais si ce nombre est génial, il suscite aussi un peu d’appréhension. On est à seulement un mois de la Solitaire Urgo – Le Figaro et le truc numéro 1 sera donc de ne pas casser le bateau. La bonne nouvelle, c’est que les organisateurs de la course ont choisi de rallonger les bords des deux petits parcours prévus lundi et mardi, pour limiter les phases de contact. Je pense néanmoins que tout le monde est dans la même optique et que personne ne va prendre de risques inutiles. Ce que l’on veut, c’est avant tout se jauger. C’est d’ailleurs pour cela qu’il ne manque quasiment aucun concurrent de la prochaine Solitaire. On sait tous que cette course va donner le ton de la suite et c’est précisément pour cette raison que ça promet d’être aussi intéressant ».

 

Loïs Berrehar (Bretagne – CMB Performance) : « C’était bien beau de faire du double, mais maintenant on va se jauger tout seul ! Notre meilleur ami sera cette fois le pilote automatique et je suis impatient de voir ce que ça donne. Aucun d’entre nous n’a beaucoup navigué en solitaire sur le Figaro 3 alors dans ce contexte, évidemment, il y a quelques questions en suspens mais l’avantage c’est que tout le monde est dans le même cas. C’est sûr qu’à la fin de cette Solo Maître CoQ, il va y avoir un classement et que tout le monde va y penser en arrivant à Nantes, dans un mois, pour le départ de la Solitaire Urgo – Le Figaro. C’est évident qu’il va se passer des choses qui vont marquer les esprits pour la suite mais je pense néanmoins qu’il ne faut pas trop se monter le haricot. On est encore en phase de découverte et il reste beaucoup de travail à faire sur les voiles. Le but, sera d’être opportuniste mais de ne considérer un bon résultat à l’issue de cette semaine de course que comme du bonus ».

 

Tom Dolan (Smurfit Kappa) : « Tous les gars qu’on va retrouver lors de la Solitaire Urgo – Le Figaro en juin sont là ! Quarante-sept bateaux, ça fait une belle flotte mais ça fait aussi et surtout du monde à gérer, en particulier lors des phases de départ et lors des passages de marques. Le point positif, c’est que ça fait de la course une parfaite répétition générale pour la suite. Pour moi, l’idée c’est de faire de belles manœuvres sur les petites courses aujourd’hui et demain. Ça tombe bien parce que vu les petits airs annoncés, on risque d’en faire dans tous les sens, et ça me va plutôt bien car je me sens relativement à l’aise avec mon expérience du Mini 6.50. En plus de ça, j’ai déjà en tête une bonne idée de ce que je veux faire et mettre en place. Les départs n’ont jamais trop été mon point fort mais Damian Foxall m’a donné quelques trucs. J’espère réussir ceux de cette semaine. Pour ça, il faudra que j’arrive à bien gérer le stress et les phases de contact. Après, il faudra évidemment que je réussisse à aller aux bons endroits, mais ça m’inquiète moins. Je sais, évidemment, que dans le vent faible, ça peut vite devenir foireux mais je sais aussi que lorsque c’est le genre de conditions dans lesquelles on a toujours la possibilité de se refaire. Ça va être une super régate d’entraînement et pour moi, c’est aussi complètement « ouf » de me confronter à tous ces grands noms de la voile. Je les regardais sur YouTube il y a dix ans et aujourd’hui je joue avec eux. C’est juste génial ! ».

 

Tanguy Le Turquais (Quéguiner) : « Quarante-sept bateaux, c’est énorme. Tous ceux que l’on retrouvera sur la Solitaire sont présents cette semaine aux Sables d’Olonne. D’habitude, je cherche toujours à être dans le Top 10. Là, si je termine dans les 15 premiers, c’est que je me serais bien débrouillé vu le niveau de la flotte. Reste que le gros, gros objectif pour moi, c’est de trouver les axes de travail avant la Solitaire. Les petites courses vont être parfaites pour bosser les départs et les manœuvres car même si au large, on en fait moins, c’est toujours bien de les réaliser au mieux. La grande course va, elle, servir à savoir si on va vite et si on a choisi les bonnes configurations de voiles. Ca va être très complet. Faire un bon résultat sera important pour le capital confiance. J’ai hâte d’y aller. J’ai des fourmis dans les jambes ! »

 

Anthony Marchand (Groupe Royer – Secours Populaire) : « Régater en solo en Figaro 3, c’est un nouveau dossier qui s’ouvre et il n’est pas des plus simples. Depuis le début de cette saison, on a tous surtout fait du double. Pour ma part, j’ai quand même essayé de m’entraîner un minimum en solo en faisant notamment tous les convoyages du début de saison tout seul. Le truc c’est que dans ce type de situation, on prend le temps pour faire ses manœuvres et de préparer les choses. En pleine action, tout est très différent, et en particulier sur le nouveau support. On peut vite se retrouver dans des postures un peu inconfortables. Quoi qu’il en soit, j’ai hâte de voir comment ça se passe !  Ce qui est plutôt bien, c’est que les conditions annoncées pour les deux premiers jours sont plutôt faibles. Cela va nous permettre de ne pas nous mettre d’emblée dans le rouge et de nous préparer doucement pour l’étape off-shore. C’est parfait. On commence déjà à sentir qui a trouvé les manettes ou pas, et évidemment ça commence à psychoter ici et là, alors c’est sûr que dans ce contexte, une victoire serait intéressante ».

 

Alexis Loison (Région Normandie) : « Ce qui est sûr, c’est que je ne prendrai pas de risques inutiles, en particulier sur les petits parcours. Ces derniers, je vais les prendre pour me chauffer et bosser les manœuvres mais je mise davantage sur la course off-shore. Car si c’est toujours bien de montrer qu’on est en forme sur les côtiers, le grand parcours est véritablement une répétition générale d’une étape de la Solitaire et elle va être important pour prendre ses marques et se sentir bien à bord. Depuis le début d’année, on a essentiellement navigué en double. A présent, on passe en mode « solo ». Il y a du boulot et à un mois de la Solitaire, cette Solo Maître CoQ s’annonce parfaite pour prendre ses marques, surtout que les conditions prévues sont plutôt clémentes. Ce sera idéal pour commencer les manœuvres tout seul, même si j’en ai déjà répété pas mal. Mon but, c’est clairement d’acquérir un maximum d’automatismes, de valider encore deux ou trois choix techniques et, évidemment de faire une belle course. Ça va être super intéressant d’autant que la flotte est hyper dense. Tout le monde est là. Très probablement que cette Solo Maître CoQ qui est à la fois la première et la dernière confrontation en solo avant la Solitaire pour une majorité de la flotte, va donner des indications sur les forces en présence mais je ne me focalise pas trop sur ça. J’aborde l’épreuve de manière détendue. J’ai simplement hâte d’aller sur l’eau ! ».

 

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